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Titre
original:
Linda Linda Linda |
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Réalisateur:
YAMASHITA Nobuhiro |
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Année:
2006 |
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Studio:
Bitters EndBitters End
Genre:
Do-it-yourself movie |
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Avec:
BAE Doo-Nai
MAEDA Aki
KASHII Yu
SEKINE Shiori |
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dre |
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La vie en chantant
Quatre copines décident de monter un groupe de rock à quelques jours de la traditionnelle fête scolaire pour présenter Linda Linda Linda, un tube des The Blue Hearts (groupe de J-Punkdes années 1980). Lâchées par leur vocaliste et guitariste, elles recrutent à la dernière minute Song, une coréenne très peu familiarisée avec la langue japonaise – pour pousser la chansonnette.
Dans la pure veine des films de groupe d'individus s'appropriant une discipline le temps d'un film, Linda Linda Linda profite également de l’engouement mondial pour la J-Pop (notamment par le biais du carton de Nana). Un film sans aucune surprise, mais mené par un quatuor féminin enjoué et entraînant. A la différence de la pléthore des films déjà existants (Waterboys, Give it all, Swing Girls…) l'enjeu est ici moindre, les quatre filles uniquement obligées d'apprendre à jouer une seule chanson. Trame convenue et fin prévisible (malgré un petit rebondissement assez ironique pour faire déplacer le public) assurent un agréable divertissement sans réels hauts, ni réels bas; la seule qualité provenant davantage des relations assez approfondies entre les personnages. Déjà réalisateurs des précédents Hazy Life, No One's Ark et Ramblers, Yamashita brille généralement moins par ses récits que par son ambiance et les relations entre ses personnages. Souvent comparé aux frères Kaurismaki de par son style lent et son humour sec, il passe pourtant la seconde avec ce film sans dépareiller de son style particulier. Plus enlevée, l'intrigue insuffle un comique bienvenu dans nombre de ses scènes. A ce titre, l'arrivée de Song est une réelle bénédiction, autant par le jeu de BAE Doo-na (Saving my hubby, Sympathy for Mr. Vengeance, The Host) que par la relation qu'elle noue avec les autres filles ; en effet le personnage se veut le symbole fort de l’entente amicale entre coréens et japonais. Une belle leçon de tolérance où l’étrangère se voit accorder le rôle central et où la veine comique (ressorts comiques basés sur la difficulté d’adaptation à la langue et à la musique) alterne avec des scènes plus ou moins mémorables, reflets des années lycée pas si lointaines…
Dommage seulement, que le film – avec une durée de 2h15 – se traîne parfois péniblement en longueur, notamment avec plusieurs reprises dans son intégralité de la chanson principale Linda, Linda, Linda, qui se grave, certes, dans la mémoire de son spectateur, mais finit également par lasser. Fort du succès public de ce petit film, les protagonistes (sans BAE) en ont profité pour créer un groupe musical éphémère, histoire de rentabiliser un petit album…
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