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.Nakata Hideo |
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Premières armes |
Masaru Konuma
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Après
l’obtention de son diplôme en 1985,
NAKATA pense à se lancer dans la réalisation
de films documentaires. Grand admirateur des productions
OGAWA, il décide de leur soumettre sa candidature.
La société de production allant au plus
mal, des techniciens lui conseillent d’entreprendre
n'importe quel métier du cinéma autre que
celui du documentaire. Pensant proposer ses services en
tant qu'assistant directeur indépendant, un ami
lui apprend que les studios de la Nikkatsu, mythique studio
réputé pour sa production de roman porno
(films érotiques) font passer un concours d'entrée.
Contre toute attente, NAKATA réussit leur examen
et est immédiatement embauché. Sur sa demande
expresse – et à l'encontre des procédures
habituelles imposant aux assistants nouvellement employés
d’accepter ce qu’on leur impose – il
parvient à devenir l’assistant réalisateur
du pape des films S&M érotiques, Masaru KONUMA,
auquel il rendra un singulier hommage en lui consacrant
le documentaire "Sadistic and Masochistic".
Il décrit son apprentissage comme très dur,
KONUMA entretenant une véritable relation sado-masochiste
avec ses assistants et exigeant énormément
de ses acteurs. Les roman porno (films érotiques)
devant se tourner avec un minimum de frais pour un maximum
de rentabilité, le tournage ne durait généralement
qu'une semaine avec – parfois – des journées
de 36 heures. Restant sept ans durant au sein de la Nikkatsu,
NAKATA travaille également comme assistant pour
d’autres studios, telles que la Daiei et la Toei,
pour laquelle il collabore aux trois premiers épisodes
de la série live "Bee Bop High School"
réalisés par le futur réalisateur
de "DevilMan" Hiroyuki NASU.
Il n'assiste finalement au tournage que de sept roman
porno, dont trois sont signés Masaru KONOMA, "Woman
in the Box 1 et 2" et "Rinbu".
La NIKKATSU étant au bord de la faillite, les studios
arrêtent leurs productions et n'utilisent leurs
plateaux plus que pour des réalisations télévisuelles.

"Woman
in the box" |
En
1993, le Gouvernement Japonais
alloue une bourse à NAKATA pour étudier
le pendant britannique de la française Nouvelle
Vague, le courant British Free Cinema en Angleterre.
Jusqu'à présent, le jeune homme n'avait
encore rien fait d'autre que son travail d'assistanat
et un moyen-métrage muet de 30 minutes, tourné
en 16 mm le temps des week-ends entre amis, "Natsugetsu
Monogatari" ("L'histoire
d'une lune d'été"). Afin
de pouvoir témoigner de ses capacités
de réalisation à l’étranger,
un producteur lui permet de réaliser trois épisodes
(d'une dizaine au total produite sur les plateaux de
la NIKKATSU) de 20 minutes de la série de docu-fiction
"Honto ni Atta Kowai Hanashi"
("Véritables Histoires d’Horreur").
Il s’agissait de mettre en scène des histoires
paranormales dites réellement vécues par
des télé-spectateurs. NAKATA fait alors
la connaissance du jeune scénariste Hiroshi TAKAHASHI,
futur collaborateur sur plusieurs de ses films parmi
les plus connus. Ensemble, ils lisent plus de deux mille
lettres avant de jeter leur dévolu sur ce qui
allait donner : "The Haunted Inn",
"The Cursed Doll" et "The
Ghost of the Waterfall" tous diffusés
sur la chaîne TV Asahi. Pour surfer sur la vague
des films J-Horror lancés par le succès
des "Ring", ces épisodes
seront édités tout d'abord au Japon en
2000 sous le nom de "Jushiryo : Gaiten"
("Fantôme maudit : histoire supplémentaire"),
puis en Angleterre, où ils auront écopé
du titre de "God's Hands"
("Les mains de Dieu"). Lors
de notre entretien, NAKATA fait remarquer qu'il ne pense
plus sobrement ne les avoir réalisés que
de ses propres et modestes mains...
Durant son séjour en Angleterre, il découvre
les richesses de la British Film Institute (BFI). Apprenant
que l'un de ses réalisateurs favoris, Joseph
Losey, avait utilisé pas moins de trois pseudonymes
différents après son exil des Etats-Unis,
il se met en quête de retracer toute la filmographie
de son idole. Impressionné, il écrit et
réalise un documentaire dédié au
réalisateur, "The Man with Four
Names", qu’il ne put terminer que
bien plus tard grâce à l’argent avancé
par la réalisation de son futur "Ghost
Actress".
A son retour, il réalise deux direct-to-video
en 16 mm, dont l’un est "Jokyoshi
Nikki : Kinjirareta Sei" ("Le
journal intime d'une professeur : Sexe interdit")
pour les studios de la Toei, contant l’histoire
d’un professeur et de son étudiante et
l’autre celui d’un photographe de magazines
spécialisés, "(Ura) Tosatsu
Nanpa Do" ("(En coulisses)
Les techniques de la caméra cachée").
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